La mémoire désunie

le souvenir politique des années sombres, de la Libération à nos jours

Olivier Wieviorka

Genres
Histoire · suggéré d'après classement BnF, indice Dewey
Éditeur
Éd. du Seuil ses parutions →
Collection
L'univers historique toute la collection →
Parution
2010
Pages
303
Format
broché, 21 cm
Prix éditeur
20 EUR
Langue
français 🇫🇷
ISBN
9782021014761 · 2021014762
Ailleurs
Goodreads ↗

"L'expérience de la Seconde Guerre mondiale, contrairement à la Première, ne fut que marginalement celle d'un conflit armé : elle fut bien davantage marquée par l'Occupation, le joug du régime vichyste et les persécutions qui frappèrent juifs et opposants politiques. La mythologie gaulliste s'efforça de masquer ce lourd héritage en favorisant le récit d'une France militairement dressée contre l'Allemagne - son ennemi historique. Cette représentation unificatrice ne put cependant résister à la montée des divisions. À partir des années soixante-dix, les victimes prennent le pas sur les héros. Depuis longtemps déjà, la reconnaissance des différentes catégories de victimes avait posé problème à la puissance publique, qui s'efforça pourtant d'élaborer des statuts, d'imposer un calendrier commémoratif, de créer des musées... Mais c'est surtout la lente prise de conscience de ce qu'avaient été la France de Vichy et la Shoah qui modifia substantiellement la représentation des années sombres et rouvrit de profondes blessures. Loin de conduire à une lecture pacifiée de cette période, ce processus de désarmement de la mémoire contribua à la "balkaniser", interdisant de considérer la mémoire de la Seconde Guerre mondiale comme l'armature civique d'une France régénérée et à jamais débarrassée d'un passé complexe et assurément pesant"--P. [4] of cover.

Mémoire collective -- France -- 1945-.... · Historiographie -- Aspect politique -- France -- 1945-.... · France -- 1940-1945 (Occupation allemande)

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